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Le meilleur album de lofi de l'histoire 👑

📀 Moow - I can't tell you how much it's hurt (2017)

Un vinyle ultra limité, un album acclamé et un mystère intriguant. Parlons de ce chef d'œuvre du lofi que vous avez déjà entendu sans le savoir !


Difficile de décrire Moow quand on ne sait rien de l'artiste excepté qu'il est français et qu'il vient de Tours. Aucune interview, aucun réseau social, pas de chaine youtube, rien. Simplement une page bandcamp mettant en avant ses titres sans réelles descriptions.


Alors, la 1ère question à se poser en voulant décrire cet album est:



Comment juger qu'un album de lofi est réussi ? Le lofi étant vu comme un simple enchainement de samples avec des batteries hip-hop et des filtres provocants volontairement un son de qualité dégradée.


En effet, la majorité découvrira les titres en aléatoire, écoutant en fond sur une radio youtube en travaillant ou en s'endormant. Pourtant, écouter Moow ainsi, c'est louper ce qui a de plus important, ce sur quoi nous devons commenter cet album: ses émotions.


Nous donnant envie de pleurer, de nous révolter, de danser ou simplement d'oublier nos problèmes, la musique est un langage universel pour transmettre des émotions. Et c'est clairement sur ce point que Moow se démarque, allant plus loin que la nostalgie inhérante au lofi.


Le titre de l'album "Je ne peux pas te dire à quel point ça fait mal" donne le thème. L'artiste expose sa peine le long de ses 20 titres durant en moyenne 1min30. Une opération à cœur ouvert parfaite pour écouter à 2 heures du matin en fixant le plafond.


Mais là où un rappeur peut exprimer sa peine textuellement, l'artiste lofi est contraint à être plus subtile. C'est là que le génie de Moow s'exprime, jouant habilement des samples et des mélodies. S'accaparant habilement des extraits de tout genres et de toutes époques.


Personne n'échappe à l'oeil du français. Samplant la grâce de Barbara Streisand comme la nonchalance de Joji, le piano larmoyant d'Erik Satie comme le rap énergique de Soulja Boy. Sans oublier évidemment le thème du 1er Alice au Pays des Merveilles !


Des samples ne dépassant jamais quelques mots, mais racontant tellement plus. Les classiques s'enchaînent alors: l'intro introvertie "People" laisse place à des sons rêveurs comme "Wake Up". Des titres que vous avez forcément entendus si vous êtes habitués des radios lofi !


Au fil de l'enchainement des tracks, l'artiste nous plonge dans une tristesse bien dosée. L'album progresse alors subtilement, commençant par un mauvais réveil "Bad Mood" / "Morning" puis évoluant au fil de la journée pour finir sur "In My Bed" / "Reconciliation".


Une musique parfaite pour écouter sur la platine. Un vinyle rare puisqu'il est limité à 300 exemplaires édités par vinyl digital. Les designs minimalistes sont super attachants et le rendu sonore est à la hauteur du projet.


Le moment idéal de redécouvrir un album majeur du lofi puisque après 5 ans sans aucune nouvelle, Moow vient de revenir avec son nouvel album "we are all gonna die in 2050" reprenant les mêmes codes. J'ai pré-commandé un des 300 vinyles et je vous conseille de faire de même !


Rédacteur : Victor


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