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L'album de la consécration d'un lover certifié 🤰

📀 Drake - Take Care (2011)

En 2009, Drake marque les esprits avec sa 1ère mixtape "So Far Gone" venant mixer habilement rap et rnb. Fort de ce succès, il avait sorti son 1er album "Thank Me Later" dans la foulée. Le résultat était cependant mitigé, la quantité de feats rend la lecture peu claire et les prods ont tellement d'effets qu'elles perdent l'auditeur.



Le retour de Drake était cependant attendu. Pour son 2nd album, il devient plus indépendant et vole de ses propres ailes même si son mentor, Lil Wayne, n’est jamais loin.



La force de Drake sur cet album est sa capacité à poser des vocalises plus que crédible lui permettant de naviguer dans des abysses mélodiques. Dès la 1ère écoute, sa voix plonge l'auditeur dans un spleen irrésistible, comme des moments suspendus dans le temps.


Un résultat équilibré notamment grâce à Noah '40' Shebib, le producteur favori de Drake qui taille, avec la complicité de son ami T-Minius, des instrus sur mesure laissant transparaître toute la personnalité de l'artiste canadien et puisant son inspiration dans le rnb des 90s.


Une production lente, sombre, presque sensuelle par moment, restant minimaliste malgré quelques samples bien placés. On retient forcément la conversation téléphonique du classique "Marvins Room" et le solo d’harmonica par monsieur Stevie Wonder sur "Doing it Wrong".


Drake joue la carte de la sincérité et se veut particulièrement vulnérable, poétisant ses pensées les plus profondes. Il confesse ses déceptions et amours passés en profitant pour faire un constat sur sa vie et son ascension dans le star système.


Un équilibre qui se retrouve dans les featurings, exit les trop nombreux invités, place aux réelles alchimies. L'exemple parfait est l'alchimie avec un jeune The Weeknd sur "Crew Love". L'artiste aurais d’ailleurs "donné" la moitié de sa 1ère mixtape "House Of Balloons" à son confrère.


Peut être l'album le plus iconique de Drake qui a eu le droit à son vinyle officiel contrairement à d'autres de ses albums. Un double vinyle noir réussi et une pochette devenue iconique. Il y a d'ailleurs eu un retour en stock récemment pour les intéressés.


Rédacteurs : Victor, Catheline



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